cheminer-poesie-cressant:

tellement de lumière au matin que le sol émet en retour comme une brume d’éblouissement ténue mais certaine comme si la terre était devenue un instant le miroir de la lumière ; c’est toujours aux contacts que la vie s’amplifie, densifie ses apparences, décide de formuler ou non des images de la beauté ; aux contacts où tout se reprend dans la main du monde

© Pierre Cressant

(jeudi 6 juin 2013)

cheminer-poesie-cressant:

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devant la façade monumentale de la gare du Nord, vu chaque ville que ses trains relient sous les traits de statues féminines fières et victorieuses, belles et triomphantes, celles qui couronnent l’édifice, Berlin, Amsterdam, Bruxelles, Londres… et puis celles plus petites qui trônent en dessous, Lille, Cambrai, Arras… ; vu aussi sculptée la tête d'un homme barbu dans un médaillon dont rien n'indique qui il représente ; je l’imagine alors être l’évocation d’une ville inconnue, fabuleuse et fantastique, une ville faîte de morceaux de toutes ces villes du Nord évoquées, ville kaléidoscope, ville collage, dont je viens de monter dans le train qui la rejoint, le train du désir puissant et du rêve léger 

© Pierre Cressant

(mardi 9 février 2010)

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(Nicolas de Staël, La Seine à Ivry, 1952, Arts museum of Bergen)

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Drapeau précieux flottant sur la vie fragile  

rouge contamination comme une avancée

vers l’éclosion de la ville incertaine

traits noirs prometteurs de possibles infinis

emportant tous les doutes, toutes les réserves  

au-delà et après au-delà

épanouissement de la ville fleur, pluie des plaisirs

où se déclinent tant de désirs en avenir.

La barque de l’amour à la dérive qui retrouve le passage,

le quai d’un accueil durable qui fixera les existences.

Ce paysage sera mon courage, ma mesure et ma devise.

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© Pierre Cressant

(lundi 24 juillet 2006 - dimanche 2 juillet 2023)

cheminer-poesie-cressant:

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(Olivier Debré, Saint George de Didonne, 1962, Artcurial)

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Tant de voiles, tant de bonheur, qui se bousculent

dans le choc des mâts mélodieux,

ici le voyage revient nous faire danser

autour du grand turquoise mouvementé et charmeur.

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© Pierre Cressant

(lundi 24 juillet 2006)

cheminer-poesie-cressant:

nous sommes bien incapable de reconnaître le corbeau qui vient chaque matin sur le toit d'en face, ce corbeau qui est peut-être à chaque fois le même mais que nous voyons comme un nouveau, corbeau générique et anonyme alors qu'il devrait nous être si familier ; nous ne voyons le monde qu’à la marge là où nous pensons l’appréhender dans sa totalité, condamnés que nous sommes à ne saisir que l’incertain

© Pierre Cressant

(samedi 13 février 2010)

(via cheminer-poesie-cressant)

cheminer-poesie-cressant:

nous sommes bien incapable de reconnaître le corbeau qui vient chaque matin sur le toit d'en face, ce corbeau qui est peut-être à chaque fois le même mais que nous voyons comme un nouveau, corbeau générique et anonyme alors qu'il devrait nous être si familier ; nous ne voyons le monde qu’à la marge là où nous pensons l’appréhender dans sa totalité, condamnés que nous sommes à ne saisir que l’incertain

© Pierre Cressant

(samedi 13 février 2010)

cheminer-poesie-cressant:
“rosariaritortoblog:
“ “ …Indi partissi povero e vetusto;
e se ‘l mondo sapesse il cor ch’elli ebbe
mendicando sua vita a frusto a frusto,
assai lo loda, e più lo loderebbe».
Dante Alighieri Paradiso Canto VI
”
“…et puis...

cheminer-poesie-cressant:

rosariaritortoblog:

“ …Indi partissi povero e vetusto;
e se ‘l mondo sapesse il cor ch’elli ebbe
mendicando sua vita a frusto a frusto,

assai lo loda, e più lo loderebbe». 


Dante Alighieri  Paradiso  Canto VI 

“…et puis pauvre et vieux, il partit ; 

et si le monde savait le coeur qu’il eut,

mendiant sa vie bouchée après bouchée,

ceux qui le louent, le louerait mieux.” 

cheminer-poesie-cressant:

une lumière cicatrice dans le froid qui perdure, à laquelle on ne veut pas croire ; le jour a perdu l’exactitude d’un lointain

© Pierre Cressant

(samedi 13 février 2010)

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(Olivier Debré, Saint George de Didonne, 1962, Artcurial)

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Tant de voiles, tant de bonheur, qui se bousculent

dans le choc des mâts mélodieux,

ici le voyage revient nous faire danser

autour du grand turquoise mouvementé et charmeur.

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© Pierre Cressant

(lundi 24 juillet 2006)

cheminer-poesie-cressant:

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(Alfred Mannessier, le buisson des dunes, 1954, Christies)

relire le monde à travers les couleurs et les formes, le repenser ; une lumière de nulle part survenue, s'élève, le chant vertical a frappé les écarts et les ruines du ciel peu à peu se dégagent ; le paysage semble sauvé de l’effacement 

© Pierre Cressant

(lundi 24 juillet 2006 - jeudi 29 juin 2023)

(via cheminer-poesie-cressant)

cheminer-poesie-cressant:

(petite scène de la ville quotidienne, LIV, le don) 

mon voisin de table a passé son heure à envelopper avec soin (et c'est un euphémisme de le dire) les cadeaux qu'il vient d'acheter (quatre films en format dvd) ; triste de penser que le plus beau de son geste, son destinataire ne le verra pas, ses pliures après pliures soigneuses et délicates, son choix précis et original du papier provenant d'un magazine, sa position patiemment choisie pour que l'image recherchée, une photo par exemple, puisse apparaître justement cadrée sur la bonne face ; heureux de réaliser que ce beau travail minutieux, émouvant, signe à chaque instant d'un bel amour, d'un noble don, ne soit pas perdu totalement et que ce soit finalement moi qui le reçoive assis à ses côtés (son destinataire qui ne mettra que quelques secondes pour déchirer l’œuvre d'emballage)    

© Pierre Cressant

(mardi 26 janvier 2010)

(via cheminer-poesie-cressant)

cheminer-poesie-cressant:

le chardonneret aime à se poser sur les tiges des fleurs, légèreté parmi la légèreté, enchantement de délicatesse parmi la prairie de soleil ; il pense sans doute que la vie ne peut s’accorder qu’avec son essence suprême

© Pierre Cressant

(jeudi 2 mai 2013)

(via cheminer-poesie-cressant)

cheminer-poesie-cressant:

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(Jean Bazaine, Lune et oiseau de nuit, 1947, exposition L’envolée lyrique, musée du Luxembourg, Paris)

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Partout le battement des ailes,

les ailes noires de la nuit, en résonance,

tant d'énergie sous ton vol invisible,

dans la nuit quadrillée

par une lune dévoreuse du chemin que tu poursuis.

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Et la nuit dans ces battements d'ailes multiples s'envole

laissant passer dans ses filets obscurs le clair somptueux de la lune.

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© Pierre Cressant

(lundi 24 juillet 2006)

(via cheminer-poesie-cressant)

cheminer-poesie-cressant:

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(Jean Bazaine, Lune et oiseau de nuit, 1947, exposition L’envolée lyrique, musée du Luxembourg, Paris)

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Partout le battement des ailes,

les ailes noires de la nuit, en résonance,

tant d'énergie sous ton vol invisible,

dans la nuit quadrillée

par une lune dévoreuse du chemin que tu poursuis.

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Et la nuit dans ces battements d'ailes multiples s'envole

laissant passer dans ses filets obscurs le clair somptueux de la lune.

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© Pierre Cressant

(lundi 24 juillet 2006)